Hâtez-vous d’exister ! Votre chair est si brève !
Car que garderez-vous d’humain parmi les morts ?
Et votre large coeur que la rondeur n’enlève
S’apitoiera-t-il donc des années sur son sort ?
N’attendez, asservie, que les printemps vieillissent,
Et qu’à vous deux brandons se scelle l’eau du temps;
Mirez-vous en la glace, avouez les délices,
Et rejetez enfin ce regard déprimant.
Admirez-vous, [...]